L'environnement
La non protection et le non respect du milieu environnemental exploité pour la mise en valeur du tourisme est en complète contradiction avec le tourisme durable. En effet, l’environnement et le patrimoine sont des ressources périssables et peu ou prou renouvelables. Ainsi, il est primordial de les préserver et les utiliser avec parcimonie afin de maintenir l’activité touristique le plus longtemps possible. Pour cela, il est nécessaire de mener à bien une politique de protection des milieux naturels fragiles, de mettre en œuvre une politique de gestion des déchets, de l’eau, de l’air, du bruit et inciter l’utilisation d’énergies propres et renouvelables tel que le vent, le soleil…
L'économie
Le but est de créer une économie basée sur le tourisme à moyen et/ou long terme. En outre, en plus de la durabilité dans le temps, cette démarche vise à réduire la saisonnalité et à atteindre une répartition plus ou moins égale géographiquement. L’objectif est de répartir les richesses engendrées par l’activité touristique sur tout le territoire.
Le tourisme durable implique aussi une certaine qualité de service afin de pérenniser cette économie et de satisfaire au mieux la demande et les besoins des clients. Ainsi, une bonne gestion économique permet à de prévenir les périodes de plus faible activité voire de crise.
Le social
Le tourisme doit permettre de répondre aux besoins des trois parties qu’il lie : les personnes employées par le secteur, la population locale et les touristes.
L’amélioration du facteur social passe par un nombre d’emplois suffisant en haute saison, des emplois stables, l’amélioration des conditions de travail, des rémunérations plus attractives.
De plus tous les projets doivent tenir compte des populations locales et les intégrer au mieux afin de limiter les conflits.
Le tourisme doit être accessible au plus grand nombre et donc proposer une gamme de produits et des prix diversifiés, même si la nécessité d’une spécialisation sur un secteur sera indispensable afin de donner une image de marque à la destination.
Enfin, les touristes doivent sortir grandis de cette expérience touristique, c'est-à-dire atteindre le haut de la pyramide de Maslow avec la réalisation de soi afin de renouveler l’expérience et de les fidéliser.
L'éthique
Cette donnée est la plus difficile à appliquer. Il s’agit de mettre en place une démocratie participative, soit une vraie concertation entre tous les acteurs du tourisme et d’établir un bon réseau de communication afin que la prise de décision soit multilatérale (institutions publiques, acteurs privés, associations, représentant de la population).
En outre, les institutions publiques doivent mettre en place un plan de développement local afin de pouvoir soutenir financièrement et/ou techniquement les projets s’inscrivant dans une démarche de tourisme durable. Nous pourrions rapprocher cet aspect d’une forme de tourisme solidaire via l’intervention des institutionnels mais aussi de la population locale et/ou touristique qui peut intervenir dans l’entretien des sites touristiques, la mise en valeur du patrimoine…en consacrant bénévolement de leur temps.
Enfin, la tolérance et le respect entre les différents prestataires (ex : associations de VTT et les chasseurs) sont aussi des enjeux primordiaux pour la pérennisation du tourisme, son bon développement et les qualité des prestations.